Le kiné du Celtic Forville n’aura pas chômé cette saison. Évoluant en P3B, le club a été durement touché par les blessures. «Il a vu passer une bonne partie de l’effectif», sourit Thomas Cassart, joueur et CQ. «On peut clairement parler de poisse cette année. Nous disposons d’un noyau de qualité, mais nous avons trop souvent dû évoluer à cinq, voire six, ce qui complique forcément les choses.»
La situation a même atteint un point critique, avec un forfait lors du déplacement à Namur Fanatik. «Nous sommes aussi passés tout près d’un second forfait, évité de justesse. Il était hors de question de prendre le risque d’un forfait général», insiste-t-il.
Face à ces difficultés, le club n’a pas tardé à réagir en vue de la saison prochaine. «François Delpiero nous a déjà rejoints récemment. Et nous souhaitons encore attirer un ou deux renforts afin d’étoffer le noyau. De mon côté, cela me permettrait aussi de lever un peu le pied sportivement, même si je resterai présent autour de l’équipe.»
Sur le plan des résultats, le bilan reste contrasté. Neuvième au classement, Forville estime ne pas être à sa place. Il y a encore quelques semaines, la situation était pourtant préoccupante, avant une série de bons résultats salvateurs. «Ces absences nous ont clairement pénalisés, et c’est frustrant. Car lorsque nous étions au complet, nous avons montré de très belles choses. Notre parcours en coupe le prouve : nous avons tenu tête au leader de P2 avant de nous incliner 4-2. Cela démontre que nous avons le potentiel pour viser au minimum un top 5 la saison prochaine.»
Plus rien à jouer, enfin presque…
À deux rencontres de la fin de l’exercice 2025-2026, le Celtic Forville n’a plus de réel objectif au niveau du classement général. Par contre, un titre est encore en jeu : L’aigle d’or. Depuis 3 saisons, le meilleur buteur de la saison précédente se voit floqué un aigle d’or dans la nuque en signe de récompense pour tous les buts inscrits. «Cette année, cela va se jouer à peu de choses. Emile Bastin, qui a déjà remporté l’édition 2023-2024, possède deux longueurs d’avance sur Arnaud Rouffignon. Il espère récupérer son titre, perdu l’an passé face à Aurélien Wiame.» Les deux dernières rencontres auront donc encore un petit enjeu, même si c’est le côté ludique qui est visé dans ce cas-ci.
Mathieu CORAZZA
Photo : Thomas CASSART

