CHAMPIONNAT FRANCOPHONE ESPOIRS 2025-2026 POUR SELECTIONS PROVINCIALES (2e journée à Rebecq) – Les Namurois paralysés par la… peur

La sélection namuroise avait probablement un beau coup à jouer lors de cette 2e journée du championnat francophones espoirs qui s’est tenue ce 28 février à Rebecq. Elle partait avec le statut de leader qu’elle partageait avec le Brabant Wallon/Bruxelles-Capitale et le Hainaut. Mais la première rencontre contre les Bruxellois a eu une incidence négative sur la suite de la compétition. «On livre un terrible match en menant 0-2 et puis survient cette phase complètement lunaire», explique le coach namurois, Quentin Sauvage, de retour sur le banc après avoir manqué la première journée. «Graulus commet certes une faute mais la réaction d’un joueur bruxellois qui a donné un coup volontaire à mon joueur méritait la rouge. L’arbitre l’a brandie pour se raviser par la suite. Il y a eu ensuite un envahissement de terrain, notamment par deux supporters bruxellois incontrôlables. Cela a coupé net les jambes de mes joueurs qui m’ont avoué avoir peur. Cela explique ce retour à 2-2. La suite? Nous n’avons plus jamais su nous remettre dans le tournoi. Il y a eu ce revers dans les derniers instants contre le Luxembourg et puis ce non-match face aux Liégeois. La tête n’y était pas. Le nul contre le Hainaut est anecdotique.»

«JE N’AVAIS JAMAIS CONNU CELA»

Notre interlocuteur n’attend plus qu’une chose : prendre sa retraite. «Je me suis laissé embarquer pour cette dernière saison car je croyais en ce groupe. Mais là, je suis dégoûté et je regrette d’avoir continué vu la tournure. Depuis que je coache cette sélection, je n’ai jamais ressenti une ambiance aussi détestable. Lorsque vos joueurs vous disent dans le vestiaire qu’ils n’ont plus envie de poursuivre, c’est que cela a été loin.»

Namur est ainsi retombé à la 4e place, à sept points du leader liégeois, alors que douze unités restent en jeu. «Les carottes sont cuites pour nous. J’espère juste que Liège ne craquera pas car un succès final du Brabant Wallon/Bruxelles-Capitale serait scandaleux. C’est dommage de parler de la sorte, mais à un moment, il faut oser dire la vérité.»

NICOLAS TOUSSAINT