Finaliste de la Coupe la saison dernière, Ohey s’apprête à vivre un exercice sensiblement différent. Après des années marquées par une ascension fulgurante de la P4 à la P1, le club veut désormais retrouver un peu de sérénité et surtout prendre du plaisir, sans se fixer de réel objectif
La saison dernière, Ohey a encore démontré qu’il pouvait rivaliser avec les meilleures équipes, notamment en atteignant la finale de la Coupe. En championnat, en revanche, le bilan a été plus contrasté avec une sixième place au classement.«C’est une performance qui ne reflète pas forcément le potentiel réel de l’équipe», explique Nicolas Jadot, CQ du club.«Quand le noyau est au complet, nous avons une équipe qui doit normalement jouer le top 3 sans aucun souci. Mais cette saison, les absences ont été nombreuses et l’engouement semblait également un peu moindre au sein du groupe.»
Et cette situation pourrait encore se poursuivre cette année. Le noyau A est composé de nombreux joueurs évoluant également à un niveau élevé dans le football à onze. Dans leur planning chargé notamment dans les clubs évoluant en Nationale, le futsal doit donc parfois passer au second plan.
Le club devra également composer avec plusieurs changements.«Poncelet va devenir papa et devrait être moins disponible. De son côté, Bukran revient d’une importante blessure et sa présence au sein du groupe reste incertaine. Des absences qui pourraient une nouvelle fois compliquer le déroulement de notre saison même si nous avons réalisé quelques transferts pour palier à cela.»
Dans ce contexte, le club a décidé d’aborder cette nouvelle saison avec beaucoup moins de pression. Pas question de se fixer un objectif de montée ou de viser absolument le haut du classement. La priorité sera avant tout d’assurer le maintien le plus rapidement possible.«C’est un objectif qui semble largement à notre portée quand on voit la qualité de notre effectif. Une fois cette mission accomplie, le club pourra surtout profiter de sa saison et jouer sans pression.»
Et si l’équipe parvient à évoluer régulièrement avec son noyau au complet, elle pourrait bien, malgré l’absence d’objectif majeur, jouer les trouble-fête en P1. Car même sans pression, Ohey reste une équipe dont il faudra se méfier.
Mathieu CORAZZA
Photo : Nicolas JADOT
