Dylan Boucha, entre arbitrage et sa vie pour le Belvédère Sambreville

Il y a ceux qui vivent le futsal le temps d’un match, et puis il y a ceux qui en font une véritable passion au quotidien. Dylan Boucha fait incontestablement partie de cette deuxième catégorie. Joueur, arbitre et CQ au Belvédère Sambreville, il multiplie les casquettes avec un même objectif : faire vivre le football en salle au maximum.

Le début dans l’arbitrage

Il y a quatre ans que Dylan s’est lancé dans l’arbitrage. Une décision née avant tout d’un besoin du club. « À l’époque, le Belvédère Sambreville évoluait en P1, un niveau où chaque club est tenu de disposer d’un arbitre officiel sous peine d’une amende », explique Dylan. « Habitué à donner un coup de main de temps à autre avec le sifflet, j’ai accepté de suivre la formation et de franchir le pas. »

Au-delà du service rendu à son club, cette expérience lui a également permis de découvrir une autre facette du jeu. En tant que gardien, Dylan connaît les émotions des joueurs. Devenir arbitre lui a offert une vision différente des rencontres et des décisions parfois contestées. « Je voulais voir ce que c’était d’être de l’autre côté, celui qui doit prendre les décisions et qui est souvent critiqué. Ça permet de mieux comprendre certaines situations. Le fait d’être moi-même joueur m’a aussi permis d’avoir une relation assez « cool » avec les joueurs de manière générale. »

Après quatre saisons passées à officier sur les terrains, son avenir dans l’arbitrage reste toutefois en suspens. La passion est toujours bien présente, mais son activité professionnelle pourrait compliquer la suite. Des discussions sont encore en cours afin de déterminer s’il pourra continuer à concilier travail et arbitrage.

Le Belvédère Sambreville, sa deuxième famille

Mais même sans sifflet, Dylan restera un acteur incontournable du futsal. En plus de son rôle de CQ au Belvédère Sambreville, il défend également la cage de l’équipe première, qui évoluera cette saison en IP3.

Les ambitions sont mesurées, mais réelles. « L’objectif est d’intégrer le Top 5 dans une série qui s’annonce particulièrement difficile à décrypter avec la présence de nombreux promus. Les premières journées serviront avant tout à découvrir les nouvelles équipes et à prendre la mesure du championnat. »

De plus, Dylan nourrit depuis plusieurs mois le projet de lancer une école de jeunes au sein de son club. Des discussions sont en cours avec la Ville concernant les disponibilités de la salle. « C’est un projet qui me tient vraiment à cœur, mais c’est long à mettre en place. Entre les formateurs et les disponibilités des salles, il y a évidemment beaucoup de choses à organiser. J’aimerais commencer avec les catégories diablotins et préminimes dans un premier temps, puis voir jusqu’où nous pourrions aller dans le développement des catégories. »

Une chose est sûre : le futsal et Dylan ne sont pas près de se quitter. En fonction des projets personnels et collectifs qui se concrétiseront, il se pourrait même que Dylan consacre encore davantage de temps à son sport préféré.

Mathieu CORAZZA
Photo : Dylan BOUCHA